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ambroisia
21 December 2012 @ 01:20 pm




Cette semaine on passait nos partiels.

Globalement ... je serai incapable de donner un pronostic. Les modalités avaient changé pour l'une des matières (passage en QCM, merci d'ailleurs aux profs qui n'ont pas pensé à numéroter les questions on sent que vous avez bossé à fond les mecs), pour les autres les questions étaient  O.O
Effet fin du monde ? les profs ont décidé de se lâcher ?

Je pense que j'ai au moins un rattrapage, et ça m'étonnerait pas d'en avoir plus. Pas comme si c'était pas mérité, d'ailleurs, même si je pense que bosser plus n'aurait au final pas changé grand chose.

Enfin ça au moins c'est fait, vais pouvoir me concentrer sur mon pôle maintenant - oui parce qu'on a encore des partiels en janvier, vive ma fac ! et j'avoue qu'ortho/rhumato/maxillo c'est un peu lourd pendant les fêtes ...

Côté stage ça y est l'hôpital a déménagé, il y a du bon et du moins bon dans le nouvel hôpital, c'est un peu dur de s'adapter - on est passé d'un petit hôpital assez chaleureux à un grand hôpital, très fonctionnel mais aussi très austère, assez grand, assez déprimant avec des murs tous gris et blancs ... 
Forcément il y a pas mal de couacs, on sent notamment que les médecins n'ont pas été consultés pour la conception des services - en tout cas ils ont pas consulté les chirurgiens pour la conception du bloc ça c'est sûr, il y a plein de trucs aberrants  ce qui n'aide pas l'équipe médicale et surtout paramédicale à avoir le moral, eux qui ont déjà beaucoup de mal à se faire au changement. 
Tout va plus lentement ici, l'organisation n'est pas encore au point. On devrait quand même y arriver petit à petit, j'espère.

Côté patient, on a eu quelques petites vieilles assez sympas ces derniers jours !

- au bloc : une patiente avec Alzheimer avancé, qui s'est cassé le col du fémur. 
Vous savez les petites vieilles acariâtres, agressives, dont le langage est riches d'insultes disons, fleuries ?
Elle les battait toutes à plates coutures. 
Loin du petit vieux dément recroquevillé au fond de son lit et complètement déconnecté du monde réel, non elle elle était bien éveillée, bien vive - oh déconnectée de la réalité aussi mais dans le genre agité, elle levait les poings quand on s'approchait et n'hésitait pas à frapper le premier malheureux qui la touchait (que ce soit l'interne d'anesthésie, l'IADE, la panseuse, l'anesthésiste, le chir ...), avec une vivacité qu'on ne soupçonne pas chez une dame de 90 ans. Et avec ça elle griffait, elle mordait, elle hurlait et nous insultait, elle arrachait ses perfs/les électrodes/le saturomètre, elle a même jeté sa couverture et son coussin par terre et a escaladé la barrière de son lit (avec sa fracture oui oui), bref un vrai rêve de patiente !
Heureusement la médecine moderne a inventé l'hypnovel ...

Petit aperçu des insultes parce que c'était assez original :
"Salope ! Enflure !" bon ça c'est classique 
"Enfant du diable !" ah ça change
"De toute façon tu n'as pas de père, tu es engendrée par le diable, enfant du démon !" marrant comme le diable revenait souvent dans les insultes ...
"Gestapo !" "Même les Bosch ne faisaient pas ça ! Assassins !" Mmmoui

Enfin voilà c'était dans ce genre là.

- aux urgences : une charmante petite vieille dame, Alzheimer avancé aussi mais qui était l'exact opposé de la patiente ci-dessus, vraiment adorable !
Elle avait chuté dans les escaliers et avait une petite plaie de la tête. Evidemment l'examen a été un peu laborieux, heureusement elle vit avec sa fille qui a assisté à la chute et a pu me confirmer l'absence de signes de gravité, ce que de toute façon on pouvait présumer puisqu'elle avait l'air toute à fait en forme et déambulait dans les couloirs en cherchant un moyen de s'échapper.
 Enfin je réussis tant bien que mal à la faire rentrer dans le box, impossible de la faire asseoir, bah tant pis je regarde sa plaie debout (de toute façon elle m'arrivait au menton ..)
Je suis donc dos à la porte pour éviter qu'elle s'en aille et j'essaie de regarder si il y a besoin de suturer, pas facile avec cette dame qui n'arrête pas de bouger.
Elle me répète qu'il faut qu'elle rentre car une de ses filles l'attend au restaurant. J'acquiesce distraitement en me faisant la réflexion que sa plaie est très superficielle et qu'il n'y aura pas besoin de suturer. 
Elle me prend alors dans ses bras genre je-vais-te-faire-un-calin et me dit "oh, vous êtes vraiment belle, vraiment, vraiment belle !" et là je sens sa main dans mon dos qui cherche la poignée de la porte ... Ah c'est p'tits vieux ! C'est pour ça que je les aime <3
Enfin elle est rentrée chez elle avec juste des consignes de surveillance. Elle aura illuminé ma garde !


Et pour terminer deux blagues entendues au bloc, racontées par ... les infirmiers-anesthésistes, qui sont pires que les chirurgiens ici !
Amateurs de bon goût et d'humour fin passez votre chemin ...

- C'est un petit vieux qui va dans un bordel. Il monte avec une fille dans une chambre, et se déshabille.
La fille jette alors ses vêtements par la fenêtre.
Le vieux s'écrie "Mais qu'est-ce que tu fais ?!" et la fille répond 'je vais te faire tellement grimper aux rideaux que tu vas te sentir rajeunir et tu voudras plus de tes vieux vêtements' 
"Ah, bon ..."
C'est au tour de la fille de se déshabiller. A son tour le vieux jette ses vêtements par la fenêtre.
"Mais qu'est-ce que tu fous ??" s'exclame la fille, et le vieux répond "d'ici à ce que j'arrive à bander, la mode aura changé !"

- Deux internes discutent du tonus de la veille (tonus = soirée d'internes pour les non-initiés, qui se déroulent généralement à l'internat)
"Alors, t'as chopé hier ?" "Ouais je suis rentrée avec un mec, je sais pas du tout qui c'est par contre mais je pense que c'est un ortho ...", "Ah bon ? pourquoi ?", "Bah l'installation a duré 30 minutes, l'acte en lui-même 5 et à la fin c'était le seul à être content !"
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La fracture de notre charmante vieille dame. Garden III, on lui a mis une prothèse intermédiaire.

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Un monsieur qui est tombé d'un escabeau et qui a récolté d'une belle fracture du calcanéum

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Qui a dit qu'en médecine on glandait ? (et encore, il en manque un)

 
 
ambroisia
24 November 2012 @ 12:54 am

(j'ai repris ce dessin sur le site de l'université de nancy, je ne sais pas qui est l'auteur ...)

En D1 j'ai été en stage en hôpital de jour de pneumologie.

Celui où j'étais était un peu particulier : il était spécialisé dans la prise en charge de patients souffrant de difficultés respiratoires pour lesquelles une ventilation non invasive (VNI) était nécessaire.
La majorité des patients qu'on voyait souffrait de sclérose latérale amyotrophique (SLA), qu'on appelle parfois maladie de Charcot.


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Current Mood: exhaustedexhausted
 
 
ambroisia
21 November 2012 @ 07:30 pm
hopital-urgences-panneau


Les journées de bloc s'enchaînent et se ressemblent ...

Tout le contraire des gardes dont aucune ne ressemble à la précédente.


Racontages de gardeCollapse )

 
 
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ambroisia
10 November 2012 @ 02:12 pm


... c'est pas de la vraie chir quoi.



Plein de photos sous le cutCollapse )



 
 
ambroisia
18 October 2012 @ 10:08 pm


Non, je ne prends pas de guronsan, mais je ne voulais pas mettre la classique tasse à café.


18h. Après une grosse journée de bloc je descends aux urgences pour prendre ma garde.

Gros pavé mais à la fin il y a des images et une vidéo !Collapse )
 
 
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ambroisia
03 October 2012 @ 11:22 pm

Ceci est un fixateur externe, c'est un des moyens que l'on peut utiliser pour réduire une fracture. Joli non ?


Un long voyage ... pour aller jusqu'à mon stage.

Etant très mal classée pour choisir mon premier stage (j'étais dans les 15 derniers ...) j'ai du choisir entre un bon stage de périphérie à 2h de chez moi, et des stages pourris à Paris. J'ai choisi la qualité.

Et voilà comment je me suis retrouvée à Périph+++ en chirurgie orthopédique.

Au moins Périph+++ n'a pas dérogé à sa réputation : à notre arrivée tout était prévu pour nous, on a fait la paperasse nécessaire pour être payé, on nous a montré le self et donné une carte, les blouses étaient prévues, on a fait le tour du bloc et on a même eu le droit à un atelier lavage des mains + habillage en stérile par l'une des panseuses.
Le must : les petites étiquettes autocollantes préparés à notre intention et à mettre sur nos pyjamas pour que les IBODES/IADE/AS retiennent nos prénoms ... je crois que je suis amoureuse.

Et en plus les chirurgiens (enfin, le seul que j'ai suivi jusqu'à maintenant) nous appellent par nos prénoms. Et en plus l'un des IADE m'a proposé d'intuber un patient (bon j'ai pas osé parce que j'avais jamais fait, et on m'avait jamais expliqué). Et en plus au bloc on fait vraiment aide-op, car il n'y a pas d'interne.  Et en plus les pyjamas sont en tissus.
On l'aura compris : j'aime mon stage <3 si seulement il n'était pas si loin ...

Heureusement, comme Périph+++ est vraiment très loin et que le chef préfère qu'on fasse un bloc jusqu'au bout, on fait des journées complètes, ce qui nous permet de n'être là que 1 ou 2 jours par semaine. Pour l'instant j'y ai été deux fois, j'y retourne encore demain.  Je suis tombée sur le même chir les deux fois, un peu bizarre, mais au final assez sympa et très pédagogue.  Comme on est en périph les opérations ne sont pas ouffissimes : pour l'instant j'ai surtout vu des fractures du poignet, une plaie de la main, fracture d'un métatarsien (je sais plus lequel), un abcès du coude et une ostéotomie du genou, et surement d'autres trucs mais j'ai oublié ... mais bon, c'est plutôt varié et au moins ce sont des pathologies fréquentes.

Mais même à Périph+++ les absurdités de l'hôpital finissent par nous rattraper : un patient vient aux urgences, il s'est défenestré et a mal au poignet, qui est déformé. A la radio le poignet est en miette, résultat bien sûr il est prévu au bloc en urgence. Problème : il y a plus de place en ortho (ni en viscéral ni ailleurs bien sûr), il y aura un lit disponible seulement à partir de 15h. Comme on finit le programme de la journée à 13h30, le chir demande s'il serait possible de monter le patient au réveil pour qu'on puisse enchaîner directement (de toute façon le temps d'installer le patient, de l'opérer etc. il sera largement 15h), ce qui ne paraît pas être une demande insensée. Pour une raison inconnue ce n'est pas possible ... donc on finit le programme vers 13h30, et ensuite on attend, longtemps, 3h, le temps de monter le patient en ortho, de le préparer, de le redescendre au bloc il est 16h30 - le patient lui est là depuis le matin très tôt, heureusement que c'est une urgence hein.

L'autre caractéristique de Périph+++ c'est les gardes : il faut un externe ou un interne de garde tous les jours. Oui, un externe OU un interne (enfin je devrais dire l'interne, puisqu'il n'y en a qu'un).  Donc en garde, aux urgences chirurgicales, c'est nous qu'on est l'interne \o/ ce qui veut dire qu'on est très très libre (= on s'occupe pas trop de nous) et qu'on nous fait confiance pour mener un examen sommaire de traumato et savoir prescrire une radio. Et ça c'est quand même un peu flippant.

Comme Périph+++ n'a pas été conçu pour recevoir des étudiants, on n'a pas de "vraie" chambre de garde - en fait c'est une ancienne chambre de patients reconvertie en chambre de garde. Seulement je ne l'ai su qu'à la fin de ma deuxième garde, ce qui m'a valu d'épiques heures à chercher cette damned chambre au beau milieu de la nuit - et à finir par dormir dans la chambre de l'interne des urgences méd la première fois (avant que de fausses idées vous traversent la tête, il n'était pas là), et quand j'ai réussi à entrer dans le service où se trouve la chambre (la première fois j'avais pas les clés), à dormir dans une chambre de patient au hasard (le service est fermé la nuit).  C'est en me faisant chasser le matin par les AS que j'ai appris qu'en fait c'était la chambre juste à côté.

Les gardes, donc : j'en ai fait deux jusqu'à présent, le premier jour de stage (ou comment démarrer fort) et dimanche dernier. La première garde il s'est pas passé grand chose, les senior étaient sympas mais ne s'occupaient pas de moi, j'étais paumée et il y avait pas beaucoup de patients. La deuxième par contre on n'a pas arrêté de 10h à 2h du matin ... beaucoup beaucoup de traumas sportifs +++ donc pleiade d'entorse de genou/de cheville, des AVP surtout à moto, des plaies de la main, quelques cas qui relevaient de la médecine et pas de la traumato mais qu'on a du garder quand même, 2 blocs pour réduction en urgence de fracture du poignet (ce seront les seuls blocs d'ailleurs), bref on a enchaîné toute la journée. Cette fois j'étais avec un urgentiste qui a pris à coeur de bien tout m'expliquer, encore une fois un mec bizarre, mais très pédagogue.

A chaque fois le lendemain j'ai été complètement HS ... pourtant je me suis à chaque fois couché à 2h et demie pour me lever à 8h. Faut croire qu'on dort mal en chambre de garde.
J'aurai bien raconté encore ma vie, mais comme je l'ai dit demain je vais au bloc et je me lève (très) tôt donc suite des aventures une prochaine fois.
 
 
Current Mood: tiredtired
 
 
ambroisia
21 August 2012 @ 05:32 pm
Tablierplomb
Voici un exemple de tablier qu'on doit mettre lorsque le radiologue fait la coro. Existe aussi en rouge et en vert.
(désolée pour les étoiles dégueulasses, gros raté ...)



Le récit de ces gardes palpitantes iciCollapse )
 
 
Current Mood: tiredtired
 
 
ambroisia
22 July 2012 @ 09:15 pm
D2

Officieusement car j'ai passé une matière au rattrapage début juillet (que je valide), et donc pour l'instant je ne suis pas admise (il faut attendre que sortent les résultats de la seconde session). 

Mais bon, externat, me voilà ! 

Du coup j'ai profité de l'occasion pour essayer de dessiner un peu. Bon c'est pas topissime, m'enfin ...
Je vais me lancer dans la mode des sketch pour commencer les posts aussi, c'est plus sympa et puis ça permet de se dérouiller !
 
 
Current Mood: happyhappy
 
 
ambroisia
14 July 2012 @ 12:34 pm
Il y a quelque temps, j'ai eu à m'occuper d'une patiente complètement psy.

Personne n'avait réussi à définir clairement de quelle maladie psychiatrique elle souffrait exactement, mais elle avait de gros délires paranoïaques qui concernaient sa famille et la clinique où elle était hospitalisée. 
Elle était assez fluctuante : certains jours elle était très calme, voire complètement apathique, elle suivait docilement les examens qu'on lui prescrivait, elle restait sagement dans sa chambre et ne parlait quasiment pas.
Et puis d'un coup, sans qu'on sache pourquoi, elle faisait une crise et était alors très agitée, elle ne tenait pas en place, déambulait dans le couloir, refusait qu'on la touche et surtout elle parlait, parlait, parlait, pleurait souvent, se jetait par terre ...

Un jour elle était en pleine crise et n'arrêtait pas de venir parler à l'une de mes co-externes, qui commençait à en avoir sérieusement ras-le-cul. Je suis donc allée la voir pour essayer de la calmer et qu'elle arrête de déambuler dans le couloir non seulement parce qu'elle faisait chier tout le monde, mais surtout parce qu'elle a, en plus, une maladie de Parkinson et qu'elle tombait tout le temps. 

Je pensais naïvement que l'écouter et lui parler un peu suffirait à la calmer.

Au final j'ai passé plus d'une heure et demie à l'écouter parler de sa soeur qui l'aurait fait enfermer car jalouse qu'elle ait reçu l'argent de sa mère en héritage, du complot entre son psychiatre et sa soeur, de la clinique qui la maltraitait et dans laquelle se développerait un réseau de prostitution ... toutes ces histoires répétées en boucle ...
Et je l'écoutais, complètement dépassée, ne sachant pas du tout comment réagir, quoi dire, quoi faire - j'ai essayé de faire ce que je pensais être du bon sens, je lui ai dit que je la croyais, j'ai essayé de la dissuader de porter plainte contre sa soeur, j'ai essayé de la rassurer, je l'ai beaucoup écoutée (heureusement, je suis assez douée pour écouter les gens). 

Je ne pouvais pas lui promettre qu'elle ne retournerait pas à la clinique, je n'arrivais pas à casser l'espèce de cercle vicieux de ses idées qui revenaient tout le temps aux mêmes sujets, je ne savais pas quoi faire, je me suis sentie tellement nulle, je crois que c'est le moment où j'ai pris le plus conscience de mon inutilité en tant qu'externe.

Je me suis quasiment sauvée lorsque les aides-soignantes ont apporté le repas. 

Alors, je sais que ce n'était pas mon rôle de la gérer, mais je ne pouvais juste pas la laisser comme ça - ah c't'envie de sauver le monde - sachant que l'interne était occupé ailleurs. Je n'ai pas osé lui demander après ce que j'aurais du faire.

C'est l'exemple le plus marquant de mon stage de neuro, mais d'une manière générale on manque vraiment de formation sur l'attitude à avoir face à des patients qui sont fragiles psychologiquement - que ce soit parce qu'ils ont une maladie psychiatrique, ou parce qu'ils sont déments/déprimés/anxieux/autres. Or en neuro on voit beaucoup de patients très anxieux voire déprimés, la plupart des maladies n'ayant pas de traitement curatif. On se démerde comme on peut, on essaie de copier l'attitude des chefs et surtout des internes - car les patients nous disent des choses qu'ils ne disent pas aux chefs -  mais nous on ne peut pas les rassurer autant que l'interne - on n'a pas les connaissances ni l'expérience qui permet de s'en sortir correctement. 
Et on se sent si inutiles ...
 
 
ambroisia
08 July 2012 @ 12:37 pm
... mais on est pas passé loin.

Ce fut donc un troisième pôle de folie où nous avons enchaîné des partiels toutes les deux semaines sur un mois + pour ma part, une semaine au "ski" durant la première semaine de stage (ou comment se faire bien voir) et un week-end dans un charmant camping du centre de la france (juste avant le dernier partiel bien sûr). 

Ce trimestre on a donc eu droit à :
 - l'oral d'anapath, le 25 mai pour moi. Ca s'est plutôt bien passé, je suis tombée sur une lame de sarcoidose (décidément !) et heureusement, il n'y a pas grand chose à dire ^^
 - Hépato-Gastro + Anapath fin mai : quelques questions vicieuses en HGE, un sujet d'anapath qu'on pouvait valider sans avoir trop appris l'anapath ... 
 - Pharmaco/Immuno/Sémio des urgences mi-juin : ou l'illustration qu'il ne faut pas se fier aux apparences, car la matière qui faisait le plus peur, la pharmaco, était finalement plutôt simple (copié-collé en grande partie des annales), et l'immuno c'était pas bien compliqué.
Et vient la sémio des urgences, dont le premier cas portait sur la colique néphrétique ... qui n'est pas dans le poly ... car le prof ne savait pas qu'on ne fait pas d'uro-néphro en D1 ... 
Le barême sera adapté, du coup, mais c'est encore une illustration que les profs ne sont vraiment absolument pas au courant de ce qu'on fait en dehors de leur matière.
 - Le pôle fin juin (Neuro pour moi) : l'oral (qui pour la neuro consiste en une présentation d'un cas clinique) s'est plutôt bien passé, je m'étais pas trop mouillée en présentant une sclérose en plaques. Quant à l'écrit, c'était un Parkinson typique avec un sujet typique de celle qui l'a fait, à savoir beaucoup de questions dont certaines dont on se demande où elle veut en venir. 

Résultats le 22 juillet. Je croise les doigts, mais normalement je devrai valider.

Une petite frayeur aussi au moment des résultats du second pôle car j'avais un rattrapage en cardio ... heureusement, après vérification de ma copie, le correcteur s'était trompé en recomptant les points (un conseil donc : TOUJOURS vérifier sa copie).

Quant au stage : j'étais dans l'un des plus mauvais stage de neuro et je suis passée dans les deux salles réputées pour être les pires. Au final, ce n'était pas si terrible que ça grâce aux internes qui étaient vraiment cool, et puis au final c'est un stage quand même très formateur sur l'examen neuro. 
Le gros souci c'est qu'on voit vraiment tout le temps la même chose (SEP +++), que le service est sur-spécialisé et accueille beaucoup de patients avec des maladies rares, que les chefs nous ignorent, qu'on est soit sur-exploités soit complètement inutiles ... et pour ma part, certains de mes co-externes me sortent pas tous les trous. 
M'enfin, heureusement, dans une semaine c'est fini.